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Félésimaz Devant

Selon la légende, c’est la fée Félésimaz qui aurait donné son nom à cet alpage du Petit Mont. La fée habite la mythique forêt du Lapé, unique forêt d’aroles au nord des Alpes.

En juillet 2016 j’ai passé une nuit sur la crête qui sépare les alpages de Félésimaz Devant et du Pralet. Je m’étais dit qu’il serait merveilleux de pouvoir disposer de ce chalet pour explorer le Petit Mont et sa forêt.

La fée Félésimaz m’avait entendu. Une année plus tard, comme par enchantement, on m’a offert l’hospitalité du chalet pour quelques jours.

Mais la forêt du Lapé est hantée par d’autres esprits: les Bonnets rouges. Peu de temps après mon passage, ces êtres malfaisants ont bouté le feu au chalet. C’est du moins ce que retiendra la légende.

Au dernières nouvelles Félésimaz Devant sera reconstruit. Dans sa forme carrée originelle et plus beau qu’avant, comme le dit la chanson.

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Le couvre-feu

Au Moyen-Age une cloche signalait le couvre-feu à la tombée de la nuit pour indiquer qu’il était temps de recouvrir les feux d’un couvercle de fonte pour éviter tout incendie. Sage précaution.

A Fribourg cette tradition subsiste. Tous les soirs à 22.15h, la cloche de sainte Barbe de la Cathédrale Saint-Nicolas (1367, 2’106kg) sonne le couvre-feu.

Je me suis souvent demandé pourquoi elle sonnait à cette heure précise. J’ai posé la question à l’ecclésiastique et à l’historien sans obtenir de réponse.

C’est en passant des nuits à la montagne, que j’ai peut-être trouvé une réponse plausible. J’ai remarqué que les cloches des troupeaux commençaient a se taire à partir de cette heure, toujours vers 22.15h. Pas d’un coup évidemment, mais progressivement. Ce n’est pas tout. Les chamois et les bouquetins désertent également les prairies à partir de cette heure pour regagner les hauteurs et le coucou noctambule cesse sont chant obsédant.

Proches des cycles immuables de la nature, nos ancêtres ont ainsi fixé le début de la nuit à cette heure précise, l’heure où les animaux diurnes cessent leur activité pour se reposer. Activité qu’ils reprennent dès les premières lueurs du jour. A l’aube, avant le lever du soleil.

(Illustrations: les heures bleues, tombée de la nuit et aube au Fochsen)

L’éboulis éblouissant

J’avais très envie de rencontrer un jour le Pavot occidental. C’est fait. J’ai même vu tellement de Pavots, que j’avais l’impression d’être un peu «pété». L’émotion sans doute.

Le contraste entre cette fleur gracile que l’on dirait faite de papier de soie chiffonné translucide et la rudesse minérale de son habitat est saisissant. C’est qu’elle pousse exclusivement dans des pierriers. Et comme pour en rajouter une couche, de préférence des éboulis non stabilisés orientés nord-nord-ouest.

Le Pavot occidental est un sous-espèce du Pavot des Alpes. On le trouve essentiellement dans les Préalpes fribourgeoises et vaudoises.

Le Grand Pierrier

Le Grand Pierrier est un éboulis parsemé de blocs de roches et de quelques petites pelouses. C’est un site chaotique, vierge de toute intervention humaine. Ce sont les éboulements, les chutes de pierres, les avalanches et la lente érosion du calcaire qui l’on formé et qui le transforment continuellement.

Royaume des Chamois et des Marmottes, le Grand Pierrier est également le terrain de chasse du Faucon crécerelle qui niche dans une falaise voisine et de l’Hermine. L’Aigle royal et le Vautour fauve sont des hôtes réguliers.

Cette année je vais consacrer l’essentiel de mon temps libre à cet endroit que j’aime particulièrement. Je désire faire l’inventaire de sa flore riche et variée et observer les animaux qui l’habitent ou le visitent.

Le résultat de mes observations fera l’objet d’une galerie de photos que je mettrai en lien à la fin de la saison.

Le Grand Pierrier se trouve sur le territoire de la commune de Jaun en Gruyère. Il a une longueur d’environ 600 m et mesure environ 250 m à son endroit le plus large. Il est situé entre 1’600 et 1’900 m d’altitude.

 

« Va Manet zù Manet »

est un projet qui a longuement germé dans ma tête et que je vais faire éclore ces prochains mois. Il fera un lien entre trois passions : la peinture, les paysages singinois et la marche.

Ce matin j’ai reçu la confirmation d’un soutien important sur le plan moral et logistique. Cela me motive énormément et j’ai immédiatement mis «en route» la première de douze toiles grand format.

A bientôt pour plus de détails…

(Va Manet zù Manet : de mois en mois en patois singinois)

Dans mon jardin

Entendu l’appel du Coucou, un concert de sifflets des Marmottes. Admiré les premières floraisons, humé le parfum enivrant du Bois gentil.
Vu les voltiges du Faucon crécerelle, le col blanc d’un Merle à plastron, une bande de Chocards à bec jaune, un Aigle royal quelque-peu déplumé et des Chamois au repos.

Il y avait du beau monde dans mon jardin préféré.

 

Mémoire de chênes

Je prends une photo à chaque passage, toujours du même endroit.
Par amour et pour mémoire.

Les chênes du Champ des renards (Fuchsacher), Singine

Si le cœur vous en dit, vous pouvez pouvez visiter l’entier de ma collection sur ce lien:

http://www.pbase.com/promeneur/les_chenes_du_champ_des_renards

05.12.2017

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