Dernière version

Petite musique des Bois

Le murmure glacial de la rivière,

basse continue sur laquelle interviennent les solistes.

Le cri rageur du geai.

Silence.

Le craquement sec d’une branche.

Silence.

L’aboiement rauque du chevreuil.

Silence.

Les battements d’ailes affolés du merle.

Silence.

Le bourdonnement obsessionnel de l’insecte.

Silence.

Appuyé contre le tronc d’un hêtre j’écoute,

en silence.

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Cheminer

L’humain en marche, l’animal sauvage en déplacement et l’eau qui coule librement procèdent de la même manière. Tous les trois utilisent la configuration du terrain et évitent les obstacles pour se mouvoir, pour cheminer vers leur but. Ainsi, le chemin, la piste et le ruisseaux se ressemblent et s’intègrent parfaitement dans le paysage.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 60 x 60 cm (commande)

 

Balades d’octobre

Le mois d’octobre touche à sa fin. Un mois magnifique pour se balader. Ober Maggenberg, Galteren, La Spielmannda et même une nuit sur les crêtes du Schwyberg avec la visite d’un Tétras lyre à l’aube, un superbe cadeau.

Le Col de Bounavalette

La nuit bleue monte du fond de la vallée du Motélon, obscurcit les contreforts de Tsermon et de la Tête de l’Herbette. Les brumes envahissent les cimes à l’horizon. Un ciel laiteux hésite entre les bleus et les gris.

Après le Gros Brun vu depuis le fond du Breccaschlund, c’est mon deuxième tableau d’un cycle consacré aux Préalpes fribourgeoises. Le troisième, la Dent de Folliéran, est déjà « en route ».

Le Col de Bounavalette un soir d’août vu depuis la Selle des Morteys.

Karl Inglin, huile sur toile, 100 x 100 cm, coll.part. Chardonne VD

PS: La photo n’est pas parfaite. Il manque la structure de la toile qui donne de la profondeur ainsi que beaucoup de petites nuances. Si vous désirez voir le tableau en “vrai”, il est exposé dans ma galerie jusqu’à mi-septembre.

Karl Inglin, Col de Bounavalette, huile sur toile, 100 x 100 cm, coll. part. Chardonne VD

Nuit de pleine lune à Ober-Maggenberg

J’ai repassé une nuit à Ober-Maggenberg, au Schwenihubel. Une nuit de rêves entre un coucher de Soleil et un coucher de Lune. A la lumière du soir et de l’aube les paysages sont magnifiques.

A chacun de mes passages j’observe le chamois et/ou le chevreuil. Mais je n’ai jamais vu les deux ensemble au même endroit au même moment. C’est fait!
Dommage, le renard venait de passer…

Le soir. Comme des tapis posés sur la terre.

Le coucher du Soleil

Le coucher de la Lune

Au petit matin les couleurs sont en fête.

Rencontre entre Chamois et Chevreuil

Rencontre entre Chamois et Chevreuil

Frejima Devant

Au mois de juillet 2016 j’ai passé une nuit sur la crête qui sépare les alpages de Frejima Devant et du Pralet au fond du Petit Mont. En voyant le chalet de Frejima Devant, situé en lisière de la Forêt du Lapé, je m’étais dit qu’il serait merveilleux de pouvoir en disposer pour visiter cette forêt mythique.

Mon rêve s’est réalisé par une immense surprise. En homme généreux, le propriétaire de l’alpage m’a offert l’hospitalité des lieux pour quelques jours. Les miracles existent!

C’est ainsi que durant cinq jours et autant de nuits j’ai pu vivre au rythme de la nature, explorer la Forêt du Lapé, ses alentours et m’offrir en prime une excursion sur la Hochmatt et le fameux lapiaz de In den Löchern.

Frejima Devant et la Forêt du Lapé sont maintenant profondément ancrées dans mon cœur et font partie de mes amours préalpins au même titre que le Breccaschlund, le Vallon des Morteys et le Fochsen.

Le chalet de Frejima Devant, Dent de Ruth et Dent de Savigny

Le petit Mont à l’aube

Comme un paysage d’un Maître chinois

J’ai gravi la montagne muni d’un escabeau et j’ai marché sur la lune

Bain de vapeur pour le Cheval Blanc

Un sanctuaire minéral pour un Épicéa

Lever du soleil

La nuit

En montagne la nuit ne tombe pas.

Elle monte à pas de loup du fond des vallées.

Vorace, elle engloutit tout sur son passage,

Lentement, en prenant tout son temps.

Puis, elle étend son empire

Jusqu’aux plus hautes cimes.

Pour régner quelques heures, sans partage.

 

Les Gastlosen – Frejima Devant, 6 juillet 2017