Dernière version

Bout de chemin

Il surgit de nulle part pour disparaître aussitôt, englouti par les prairies. Bout de chemin pour s’évader dans l’imaginaire.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100 cm
Galerie Gulliver, rue des Epouses 8, Fribourg

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100 cm

Advertisements

Mon herbier des Préalpes fribourgeoises

Depuis le temps que je crapahute dans mes jardins des Préalpes fribourgeoises, j’ai amassé un nombre impressionnant de photos de fleurs. Je profite des longues soirées d’hiver pour mettre de l’ordre, choisir les meilleures photos et les classer par familles floristiques. C’est également l’occasion de recenser les fleurs qui manquent encore à ma collection. Je sais heureusement où trouver quelques-unes de ces fleurs manquantes. Pour le autres il me faudra du flair et surtout une bonne dose de chance. Je vais donc programmer mes balades estivales en fonction de ces recherches.

Le but de ce travail de bénédictin est de pouvoir tenir dans mes mains un herbier sous forme de livre photo. Dans une année ou deux, peut-être. En attendant et en avant-première, la page titre de mon futur herbier personnel ainsi qu’une page concernant une partie de la grande famille des Asteracées.

Portrait d’un ami

Un ciel immobile et opaque, hésitant entre le bleu et le rose. Un ciel d’éternité.

Un paysage de neige. Blancheur vierge.

L’If, cinq fois centenaire. Symbole d’immortalité.

Karl Inglin, huile sur toile 100 x 100 cm

Galerie Gulliver, rue des Epouses 8, 1700 Fribourg

Karl Inglin, L’If Pummel, huile sur toile, 100 x 100 cm, disponible

Couleurs de novembre

Ernst

Quand il était enfant, Ernst marchait plus de deux heures pour se rendre à l’école du village. Les gens se moquaient de lui en lui disant qu’il habitait le trou du cul du monde.

Ernst est paysan. Après m’avoir vu à plusieurs reprises rôder sur ses terres, il a voulu connaître le pourquoi de mes présences régulières. Depuis nous sommes copains.

Quand il me parle de son pays qu’il aime profondément, il utilise des mots simples, précis. J’aime ce langage sobre mais imagé utilisé par les gens qui travaillent la terre.

L’autre jour nous avons parlé de la parure automnale des arbres et de cette multitude de verts qui colorent encore les prairies à cette saison tardive.

Ainsi, à chaque rencontre, ses histoires ou remarques s’ajoutent à mes propres observations et par petites touches je fais mien le terroir de Ernst. Grâce à lui j’aime de plus en plus mes voyages au trou du cul du monde. Merci Ernst !

L’heure bleue

La nuit escalade le vallon,
Paquebot bleu dans une mer de brume,
Instant suspendu entre rêve et réalité.

La Dent de Folliéran.

Karl Inglin, huile sur toile, 100 x 100 cm, p.p. Fribourg

Karl Inglin, Dent de Folliéran, huile sur toile, 100 x 100 cm, p.p. Fribourg

La révolte des chaussures de marche

Au bout de 44 jours d’inactivité, mes souliers de marche ont commencé a protester et se lamenter. Petits cris à peine audibles au début, puis crescendo. Grincements de cuir, battements de lacets, couinements de semelles. Un boucan du diable. Cette nuit j’ai à peine fermé l’œil et dû remettre à l’après-midi la balade initialement prévue dès l’aube. J’ai bien voulu les calmer en les massant avec la graisse qu’elles aiment tant. Rien à cirer. J’ai eu la paix au moment de les chausser.

On a fait une belle balade.