Dernière version

Mémoire de chênes

Je prends une photo à chaque passage, toujours du même endroit.
Par amour et pour mémoire.

Les chênes du Champ des renards (Fuchsacher), Singine

Si le cœur vous en dit, vous pouvez pouvez visiter l’entier de ma collection sur ce lien:

http://www.pbase.com/promeneur/les_chenes_du_champ_des_renards

05.12.2017

13.12.2017

14.03.2018

01.04.2018

12.04.2018

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Petit format

Mon “petit” dernier pour me reposer des grands formats.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 40 x 40, p.p. Fribourg

Paysage, huile sur toile, 40 x 40 cm, disponible

Pâques au tison

L’ambiance était hivernale en ce dimanche 1er avril, jour de Pâques. De la neige pour commencer et puis un vent frisquet, à la limite de la tempête.

En longeant une lisière à la recherche de Bois gentil, je remarque un couple de chevreuils. Pas question de les déranger. Je reste figé dans mon coin. Soudain, pour une raison que j’ignore, les deux animaux déboulent dans ma direction. Ils s’approchent à toute vitesse et la “collision” semble inévitable. Au dernier moment, à quelques pas de moi, ils remarquent ma présence, stoppent net, changent de direction et disparaissent dans la forêt.
Ouf! je voyais déjà le titre dans les faits divers: promeneur renversé par des chevreuils. Je sais, j’ai trop d’imagination. Mais cela m’amuse et me rend heureux.

PS: j’ai trouvé plusieurs plants de Bois gentil.

A la bonne heure

Assis sur un tronc à l’ombre d’une lisière. A ma gauche, une douzaine de chamois broutent paisiblement. Au bas du pré en pente, trois chevreuils rentrent en scène et se déplacent lentement en direction des chamois. Il ne manque que le renard qui chassait tout à l’heure au même endroit. Soudain, quatre autres chevreuils déboulent d’une fourrée et remontent la pente à toute allure. Panique générale. Tout ce beau monde se réfugie dans la forêt protectrice.

Entre ces deux événements il s’est écoulé plus d’une heure. Une heure durant laquelle j’ai oublié toutes les emmerdes, celles du monde et les miennes aussi. Je me suis relevé comme étourdi à la sortie d’un rêve. Le bonheur est dans les prés.

Singine

Cache-cache avec un renard

Le renard est malin. Cette réputation n’est pas usurpée. Pour l’observer de près, il faut le repérer de loin et s’en approcher sans être vu ou entendu. Hier j’ai rencontré trois renards. Le premier m’a vu immédiatement et a filé. J’ai vu le deuxième de très loin, mais la configuration du terrain ne permettait pas de l’approcher. Bingo pour le troisième!
J’aime jouer à cache-cache avec les renards.
Singine

Le soir

Le soir, juste avant le coucher du soleil. Les collines glissent dans l’ombre.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100 cm, p.p. Lausanne

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100 cm, p.p. Lausanne

Errer dans le brouillard

Pour arriver chez l’If Pummel, qui entre dans sa cinq cent énième année de vie, pas de souci. Je connais le chemin. Puis, pour gagner de l’altitude, non plus. Des fragments de paysage émergeaient du brouillard comme des révélations photographiques en chambre grise. Arrivé au sommet de la colline le ciel était dégagé, légèrement brumeux et j’ai pu assister à un lever du soleil dans une ambiance pastel. Douceur de vivre.

Sur le plateau qui  longe la crête, le soleil et le brouillard s’amusaient a se chasser. Tantôt l’un l’emportait, tantôt l’autre.

Les choses se sont gâtées à partir du village suivant. Le brouillard de plus en plus dense m’empêchait de reconnaître mes repères habituels et je me suis trompé de direction. Déboussolé, j’avais l’impression de tourner en rond et me suis senti tout petit et vulnérable dans un paysage devenu soudainement hostile.

Alors, après une longue pause, j’ai fait confiance à ma boussole intérieure, j’ai piqué à travers champs pour arriver à bon port. A l’arrivée un disque pâle a fait une brève apparition dans le ciel brumeux comme pour me narguer.

Balade entre Ueberstorf et Heitenried en passant par Albigen et je ne sais pas trop où.