Dernière version

La révolte des chaussures de marche

Au bout de 44 jours d’inactivité, mes souliers de marche ont commencé a protester et se lamenter. Petits cris à peine audibles au début, puis crescendo. Grincements de cuir, battements de lacets, couinements de semelles. Un boucan du diable. Cette nuit j’ai à peine fermé l’œil et dû remettre à l’après-midi la balade initialement prévue dès l’aube. J’ai bien voulu les calmer en les massant avec la graisse qu’elles aiment tant. Rien à cirer. J’ai eu la paix au moment de les chausser.

On a fait une belle balade.

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Un printemps pour des jumeaux

C’est une commande qui m’a beaucoup touché. Le cadeau posthume d’une Grand-Mère pour ses petits enfants jumeaux.

Pour “symboliser” les deux frères, j’ai peint le même cerisier en miroir. Ils se ressemblent tout en étant différents dans les détails.

Karl Inglin, huile sur toile, 70 70 cm, p.p. Fribourg

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 70 x 70 cm, p.p. Fribourg

Le grand froid

Peindre un paysage hivernal en période de canicule est un plaisir rafraichissant.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100cm

Galerie Gulliver, rue des Epouses 8, Fribourg

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100cm

Au petit matin

Au petit matin, en allant rendre visite aux Edelweiss, j’ai fait de belles rencontres. A commencer par les nombreux Rougequeues noirs, les petits princes du pierrier. Une Marmotte montait la garde, alors qu’au loin un Faucon crécerelle effectuait le vol du Saint-Esprit avant de plonger sur une proie. Un Traquet motteux semblait méditer sur son caillou et les baies du Sureau à grappes brillaient au soleil. Un joyeux trio de Venturons montagnards faisait halte sur un sapelot, de nombreux Papillons et Zigènes virevoltaient à la recherche de nectar et au bas d’un rocher une Araignée attendait patiemment sa proie. Bref, je me suis arrêté tellement souvent pour regarder que j’ai failli oublier les Edelweiss.
Je n’ai par contre pas revu la discrète Bartavelle. Inutile de la chercher. Je sais qu’une éventuelle rencontre sera le fruit du hasard. Et c’est très bien ainsi.

Le Grand Pierrier, Préalpes fribourgeoises.

Les jeux d’enfants

Je me souviens avec délice des jeudis. Ces longues journées que l’on passait entre enfants, sans adultes, sans moniteurs ou autres «guides». Sur des places de jeu ou des terrains vagues que l’on explorait munis de bouts de ficelles, bouts de bois et quelques clous. Heureuse époque des cabanes, découvertes et des genoux et coudes éraflés.

Les filles jouaient à des jeux de filles et les garçons à des jeux de garçons. Et alors? Pour l’essentiel tout le monde jouait ensemble: balle au camp, balle piquée, zéna (toutes les variantes), cache-cache, gendarme et voleur, jeu de piste…

Maintenant les places de jeu sont suréquipées d’engins sécurisés qui tuent dans l’œuf toute tentative de créativité. Ce n’est pas tout. Aux dernières nouvelles les autorités publiques désirent dicter aux enfants à quoi et avec qui ils doivent jouer.

Cela ne m’inquiète pas, cela me fait peur. Le fascisme c’est la porte à côté.

Que l’on cesse avec ces conneries de genres. Que l’on éduque les enfants au respect de l’autre et pour le reste, que l’on leur laisse la liberté de vivre pleinement le monde merveilleux de l’enfance.

Pieter Brueghel, Les Jeux d’enfants, 1560

Un jour d’été

Karl Inglin, huile sur toile, 40 x 40 cm, commande

La Perdrix bartavelle

La Perdrix bartavelle est un oiseau alpin plutôt rare et surtout très discret. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées.

Il y a 4 ans, j’avais vu ou cru voir pour la première fois une Perdrix bartavelle et sa nichée. Un ami ornithologue avait trouvé une plume de cet oiseau dans la zone de mon observation. Preuve formelle de sa présence.

Depuis, la Bartavelle ne cesse de me narguer. Je l’ai souvent entendu à l’aube ou aperçu. Visions toujours fugaces. Un matin j’ai vu trois oisillons sur un caillou juste devant moi. Le temps de réaliser, ils avaient disparu. Ainsi de suite…

Hier je l’ai enfin vue pour de bon avec deux poussins en prime.

Maintenant que j’ai la certitude de sa présence dans le Grand Pierrier, cet endroit m’est encore plus cher.

Le Grand Pierrier, Préalpes fribourgeoises