Archive for avril, 2013

Morilles

C’est en prenant une photo de l’Anémone jaune que j’ai trouvé deux morilles. J’en ai cherché d’autres alentour. Bernique! Cela ne m’empêche pas de vous présenter l’un de mes plats préféré.

Prenez des asperges blanches, des pois mange tout et des morilles. Parez les asperges et coupez des parts de la même longueur que les pois mange tout. Cuisez les deux légumes séparément “al dente” dans de l’eau salée. Faites revenir les morilles dans du beurre, salez et poivrez à volonté.

Mélangez délicatement les trois ingrédients dans un beau plat. Ajoutez éventuellement un peu de beurre. Le blanc des asperges, le vert des pois mange tout et le brun-noir des morilles sont un véritable plaisir pour les yeux et les trois goûts se marient admirablement bien. C’est le printemps dans votre assiettes. Bon appétit!

PS: Il est parfois difficile de trouver des pois mange tout à cette saison. Les congelés font très bien l’affaire.

Karl Inglin - Anémone jaune

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Balade matinale

Au début de la balade des arbres jumeaux, puis descente vers la Petite Sarine à travers les champs et la forêt printanière. Contraste entre le vert tendre des nouvelles feuilles et les tons plus sombres des troncs. Jeu d’ombre et de lumière. Au bord de l’eau un arbre mort lavé par les flots et les falaises de molasse. Comme le décor naturel d’un opéra. A la fin de la promenade, en guise de dessert, un arbre solitaire sur sa colline qui pourraient bien tous les deux figurer un jour sur l’un de mes tableaux.

Seul regret: ne pas avoir pu faire l’école buissonnière.

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Karl Inglin - Balade matinale

Karl Inglin - Tronc dans l'eau

Karl Inglin - Balade matinale 2

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Ma rue

Avec la venue du printemps et l’ouverture des terrasses des bistrots, ma rue redevient conviviale. Les passants s’attardent et musardent, des enfants s’amusent et les habitants et commerçants prennent un peu de bon temps. Il fait bon vivre à la rue des Epouses.

Karl Inglin - Rue des Epouses

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Karl Inglin - Rue des Epouses 2

Karl Inglin - Rue des Epouses 3

Karl Inglin - Rue des Epouses 4


Enfin le printemps

Il est venu d’un coup, sans transition et avec des températures estivales. Il me semble que tout se met à germer, pousser et fleurir en même temps. J’ai parcouru mes “jardins” pour retrouver les fleurs, m’émerveiller et à ne plus très bien savoir où donner de la tête.

Hépatique à trois lobes

Hépatique à trois lobes

Ficaire

Ficaire

Muscari à grappe

Muscari à grappe

Primevère du printemps

Primevère du printemps


Chemins

Chemins qui mènent nulle part

entre deux près,

que l’on dirait avec art

de leur but détournés,

chemins qui souvent n’ont

devant eux rien d’autre en face

que le pur éspace

et la saison.

Rainer Maria Rilke, Les Quatrains Valaisans (31)

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile 60x60 cm (disponible)

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile 60×60 cm (disponible)


Le Ficaire

Les Ficaires ouvrent le grand bal des floraisons dans les sous-bois. On dirait des étoiles dorées et luisantes dans un ciel de feuilles mortes. Le Ficaire tient son nom de ses bulbes en forme de Figue. Bienfaiteur, sa racine toxique soigne les hémorroïdes.

Chaque année, l’apparition des Ficaires me procure une immense joie de vivre et immanquablement, chaque année, Figue, Ficaire, ficcar obligent, je fredonne le dernier couplet d’un madrigal qui me rappelle le printemps:

Se ti mi foller bene, mi non esser poltron,
Mi ficcar tutta notte urtar, urtar, urtar come monton,
Don don don, diri diri, don don don don

Orlando di Lasso, Matona, mia cara

Karl Inglin - Ficaire

Karl Inglin - Ficaire