Le couvre-feu

Au Moyen-Age une cloche signalait le couvre-feu à la tombée de la nuit pour indiquer qu’il était temps de recouvrir les feux d’un couvercle de fonte pour éviter tout incendie. Sage précaution.

A Fribourg cette tradition subsiste. Tous les soirs à 22.15h, la cloche de sainte Barbe de la Cathédrale Saint-Nicolas (1367, 2’106kg) sonne le couvre-feu.

Je me suis souvent demandé pourquoi elle sonnait à cette heure précise. J’ai posé la question à l’ecclésiastique et à l’historien sans obtenir de réponse.

C’est en passant des nuits à la montagne, que j’ai peut-être trouvé une réponse plausible. J’ai remarqué que les cloches des troupeaux commençaient a se taire à partir de cette heure, toujours vers 22.15h. Pas d’un coup évidemment, mais progressivement. Ce n’est pas tout. Les chamois et les bouquetins désertent également les prairies à partir de cette heure pour regagner les hauteurs et le coucou noctambule cesse sont chant obsédant.

Proches des cycles immuables de la nature, nos ancêtres ont ainsi fixé le début de la nuit à cette heure précise, l’heure où les animaux diurnes cessent leur activité pour se reposer. Activité qu’ils reprennent dès les premières lueurs du jour. A l’aube, avant le lever du soleil.

(Illustrations: les heures bleues, tombée de la nuit et aube au Fochsen)

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