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Cache-cache avec un renard

Le renard est malin. Cette réputation n’est pas usurpée. Pour l’observer de près, il faut le repérer de loin et s’en approcher sans être vu ou entendu. Hier j’ai rencontré trois renards. Le premier m’a vu immédiatement et a filé. J’ai vu le deuxième de très loin, mais la configuration du terrain ne permettait pas de l’approcher. Bingo pour le troisième!
J’aime jouer à cache-cache avec les renards.
Singine

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Le soir

Le soir, juste avant le coucher du soleil. Les collines glissent dans l’ombre.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100 cm, p.p. Lausanne

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100 cm, p.p. Lausanne

Errer dans le brouillard

Pour arriver chez l’If Pummel, qui entre dans sa cinq cent énième année de vie, pas de souci. Je connais le chemin. Puis, pour gagner de l’altitude, non plus. Des fragments de paysage émergeaient du brouillard comme des révélations photographiques en chambre grise. Arrivé au sommet de la colline le ciel était dégagé, légèrement brumeux et j’ai pu assister à un lever du soleil dans une ambiance pastel. Douceur de vivre.

Sur le plateau qui  longe la crête, le soleil et le brouillard s’amusaient a se chasser. Tantôt l’un l’emportait, tantôt l’autre.

Les choses se sont gâtées à partir du village suivant. Le brouillard de plus en plus dense m’empêchait de reconnaître mes repères habituels et je me suis trompé de direction. Déboussolé, j’avais l’impression de tourner en rond et me suis senti tout petit et vulnérable dans un paysage devenu soudainement hostile.

Alors, après une longue pause, j’ai fait confiance à ma boussole intérieure, j’ai piqué à travers champs pour arriver à bon port. A l’arrivée un disque pâle a fait une brève apparition dans le ciel brumeux comme pour me narguer.

Balade entre Ueberstorf et Heitenried en passant par Albigen et je ne sais pas trop où.

Que la nouvelle année soit belle…

Je l’ai terminé ce matin. Juste à temps pour vous souhaiter
un hiver neigeux
un printemps joyeux
un été chaleureux
un automne généreux

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100cm (commande)

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 100 x 100cm (commande)

Petite musique des Bois

Le murmure glacial de la rivière,

basse continue sur laquelle interviennent les solistes.

Le cri rageur du geai.

Silence.

Le craquement sec d’une branche.

Silence.

L’aboiement rauque du chevreuil.

Silence.

Les battements d’ailes affolés du merle.

Silence.

Le bourdonnement obsessionnel de l’insecte.

Silence.

Appuyé contre le tronc d’un hêtre j’écoute,

en silence.

Cheminer

L’humain en marche, l’animal sauvage en déplacement et l’eau qui coule librement procèdent de la même manière. Tous les trois utilisent la configuration du terrain et évitent les obstacles pour se mouvoir, pour cheminer vers leur but. Ainsi, le chemin, la piste et le ruisseaux se ressemblent et s’intègrent parfaitement dans le paysage.

Karl Inglin, Paysage, huile sur toile, 60 x 60 cm (commande)

 

Balades d’octobre

Le mois d’octobre touche à sa fin. Un mois magnifique pour se balader. Ober Maggenberg, Galteren, La Spielmannda et même une nuit sur les crêtes du Schwyberg avec la visite d’un Tétras lyre à l’aube, un superbe cadeau.