Balades

Mon herbier des Préalpes fribourgeoises

Depuis le temps que je crapahute dans mes jardins des Préalpes fribourgeoises, j’ai amassé un nombre impressionnant de photos de fleurs. Je profite des longues soirées d’hiver pour mettre de l’ordre, choisir les meilleures photos et les classer par familles floristiques. C’est également l’occasion de recenser les fleurs qui manquent encore à ma collection. Je sais heureusement où trouver quelques-unes de ces fleurs manquantes. Pour le autres il me faudra du flair et surtout une bonne dose de chance. Je vais donc programmer mes balades estivales en fonction de ces recherches.

Le but de ce travail de bénédictin est de pouvoir tenir dans mes mains un herbier sous forme de livre photo. Dans une année ou deux, peut-être. En attendant et en avant-première, la page titre de mon futur herbier personnel ainsi qu’une page concernant une partie de la grande famille des Asteracées.

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Couleurs de novembre


La révolte des chaussures de marche

Au bout de 44 jours d’inactivité, mes souliers de marche ont commencé a protester et se lamenter. Petits cris à peine audibles au début, puis crescendo. Grincements de cuir, battements de lacets, couinements de semelles. Un boucan du diable. Cette nuit j’ai à peine fermé l’œil et dû remettre à l’après-midi la balade initialement prévue dès l’aube. J’ai bien voulu les calmer en les massant avec la graisse qu’elles aiment tant. Rien à cirer. J’ai eu la paix au moment de les chausser.

On a fait une belle balade.


Au petit matin

Au petit matin, en allant rendre visite aux Edelweiss, j’ai fait de belles rencontres. A commencer par les nombreux Rougequeues noirs, les petits princes du pierrier. Une Marmotte montait la garde, alors qu’au loin un Faucon crécerelle effectuait le vol du Saint-Esprit avant de plonger sur une proie. Un Traquet motteux semblait méditer sur son caillou et les baies du Sureau à grappes brillaient au soleil. Un joyeux trio de Venturons montagnards faisait halte sur un sapelot, de nombreux Papillons et Zigènes virevoltaient à la recherche de nectar et au bas d’un rocher une Araignée attendait patiemment sa proie. Bref, je me suis arrêté tellement souvent pour regarder que j’ai failli oublier les Edelweiss.
Je n’ai par contre pas revu la discrète Bartavelle. Inutile de la chercher. Je sais qu’une éventuelle rencontre sera le fruit du hasard. Et c’est très bien ainsi.

Le Grand Pierrier, Préalpes fribourgeoises.


La Perdrix bartavelle

La Perdrix bartavelle est un oiseau alpin plutôt rare et surtout très discret. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées.

Il y a 4 ans, j’avais vu ou cru voir pour la première fois une Perdrix bartavelle et sa nichée. Un ami ornithologue avait trouvé une plume de cet oiseau dans la zone de mon observation. Preuve formelle de sa présence.

Depuis, la Bartavelle ne cesse de me narguer. Je l’ai souvent entendu à l’aube ou aperçu. Visions toujours fugaces. Un matin j’ai vu trois oisillons sur un caillou juste devant moi. Le temps de réaliser, ils avaient disparu. Ainsi de suite…

Hier je l’ai enfin vue pour de bon avec deux poussins en prime.

Maintenant que j’ai la certitude de sa présence dans le Grand Pierrier, cet endroit m’est encore plus cher.

Le Grand Pierrier, Préalpes fribourgeoises


Singine vespérale

Le dimanche soir est propice à la balade. Lumières chatoyantes, sérénité et silence.


Chamoiseries

C’est le soir. Les randonneurs ont regagné la plaine. Les animaux sauvages s’approchent pour occuper des espaces qu’ils évitent la journée.

Au soleil du soir des jeunes chamois s’amusent dans la neige. Provocations, courses poursuites, cabrioles et parfois une tétée chez maman. A la fin une mère appelle et tout le monde obéit.

Préalpes fribourgeoises